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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 10:43

MARCHE DE NOEL de SANTA (samedi 5 décembre)

Alors un marché à Noel sous 35° eh bien ca fait drole ! On ne réalise pas tellement. Mais qu’est ce que c’est bien au soleil! Le marché se trouvait dans les jardins du palais de la culture, avec des stands typiques d’ici.

PROGRAMME :

                         SANTA                

 Fête et Marché de Noël

  Samedi 5 décembre 10h-16h

Palais de la Culture, Badalabougou

Restauration sur place

 Dégustation de spécialités allemandes

Jeux pour les enfants

 Artisanat

Musique

Danse

Marionnettes

Défilé de mode

 Au bénéfice d’œuvres sociales


10h : Chorale du Lycée Note Dame du Niger : chants de Noël

10h15 : Ouverture officielle par Monsieur le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat et Monsieur l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne

10h30 : Marionnettes de Yaya Coulibaly et Sogolon

11h30 : Musique et danse avec Lamine Balani

13h : Défilé de mode de Imagine

14h : Musique irlandaise avec Isabella Jarczyk

14h15 : Théâtre avec la troupe Welekan

15h : Danse et percussion avec N’gomafrica

16 : Marionnettes avec Géants et Sogolon

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DEFILE MODE

Défilé organisé par une association pour promouvoir des couturiers maliens. C'est une styliste toubab qui confectionne des robes, c'est du sur mesure, chacune avait son style, ses couleurs et son type de tissu...(Basin, wax, bogolan, batik, à la bougie, coton malien). Nous étions accompagnés par les couturiers pour entrer en piste! Bon j'étais vraiment stressée et ça se voit!!!

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MARIAGE D’UNE AMIE MALIENNE (dimanche 6 déc)

Un dimanche à Bamako, c’est le jour du mariage !

J'étais invitée au mariage d’une amie. C’était le mariage des femmes, appelé le cogno. En arrivant, nous allons faire les salutations à la future mariée qui reste dans une chambre et n’a pas le droit d’en sortir. Depuis vendredi donc elle n'a pas quitté la minuscule pièce qui sert de chambre et n'a pas mangé non plus depuis 3 jours. Juste de la soupe. Elle m'explique que la tradition veut que, quand c'est un mariage forcé, on affaiblit la femme avant la nuit de noce pour qu'elle ne résiste pas à son mari....Bon donc elle est restée dans la pièce pendant que toutes les femmes étaient rassemblées sous une tente et on dansait au rythme de la voix des griottes. Les femmes se donnaient des billets de 1000francs, faisaient la ronde en dansant à chaque appellation d’une famille ou d’un parent, applaudissaient, accompagnées par des tambours et des calebasses.
Vient l'heure de partager le repas préparé par la famille de la future mariée, distribution des bassines pour un groupe de 3 à 5 personnes, riz au gras avec viande dégusté à la main...bon moi j'ai demandé une cuillère parce que je n'arrive toujours pas à prendre le riz avec les doigts...et puis comme il faut toujours manger, une fois la bassine finie, on a eu le droit à des madeleines, des parts énormes de gâteau, des bananes, le tout accompagné de boissons, bissap, gingembre, orange dans des sachets plastique... Tout le monde mangeait devant la mariée affaiblie... et puis après vers 16h elle est allée s'habiller avec sa tenue de mariage et son voilage. Et apparemment la famille du mari rejoint la famille de la mariée vers 18h pour accomplir tout un rituel (que je n'ai pas vu) avec lavement des pieds à la tete en public. Puis la mère de la mariée lui donne tous les conseils pour etre une bonne mère de famille : la mariée pleure, parce qu’en gros elle n’a plus le droit de revenir dans sa propre famille, que maintenant elle appartient à la famille de son mari…
Et puis les mariés restent une semaine enfermés dans la petite chambre nuptiale pour faire connaissance... Et il y a meme une cuisinière qui leur fait à manger dans cette meme chambre. Puis pendant 3 semaines, la jeune mariée reste dans la maison (toujours pas le droit de sortir) avec la belle mère pour qu’elle lui apprenne à bien faire la cuisine.
Voilà mon premier mariage, très festif avec les griottes mais perturbant avec les coutumes....

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Orchestre

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Les griottes

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Les femmes rassemblées sous la tente prévue pour l'occasion dans la cour commune

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Le repas de fete


Jour de l’An 2010 : BONNE ANNEE A TOUS

 

Premier jour de l’an dans un pays étranger. Nous l’avons passé chez un ami, dans une énorme maison avec un jardin somptueux et un bar donnant sur une piscine de rêve ! Nous avons eu le droit aux feux d’artifice du toit de la maison, rien que pour nous !

Les rues étaient pleines de vendeurs avec des chapeaux à paillettes empilés comme une tour. C’était leur seul et unique accessoire de fête. Avec des pétards que les petits jetaient n’importe où ! Les rues étaient très animées avec des foules qui dansaient soit sur de la musique traditionnelle soit avec un sound système installé pour l’occasion sur le grand rond point de Bamako.

Pour le réveillon, on tue le poulet cette fois-ci. J’ai bien failli m’en prendre un par la fenêtre de mon taxi ! Un type à vélo avec 10 poulets accrochés à son guidon, en a assommé un qui criait trop sur ma porte de taxi ! Ou quand je suis sortie du boulot, j’ai esquivé une petite fille qui tenait 5 poulets à la main.

Nous avons vu aussi un pick-up rempli de morceaux de viande dépecés, (au moins 1 tonne de barback à l’air libre sur une hauteur de 2m) retenus par un filet, avec du sang qui dégouliné sur la voiture…la livraison pour un réveillon ?

 

Le lendemain Laurent a voulu essayer sa canne à pêche de Noel au alentour de Bamako. Nous avons fait 4h de voiture pour un essai de 1min avec un fil et un hameçon ultra sophistiqué qui a cassé ! Nous étions épiés par 4 enfants qui chassaient les oiseaux avec une fronde. Bon là pareil, on ne savait pas trop ce qu’ils visaient…

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Enfants très intrigués par la canne a peche

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Chasseur d'oiseaux


SELINGUE – 3 et 4 janvier 2010

Nous sommes partis avec deux amis à Sélingué, à 2h de route de Bamako. Route super bien sans trou, financée par l’UE. Nous avons traversé tout le long des villages vraiment typiques avec des cases ou 4 bâtons recouverts de paille pour éviter la chaleur.

 

A Sélingué, il y a un lac artificiel (aussi grand que le Viviers) du à un grand barrage hydroélectrique construit dans les années 80 sur un affluent du Niger. Il produit sa propre électricité et distribue aussi Bamako et Ségou. Du coup nous avons rencontré beaucoup de pécheurs avec des filets, comme Laurent essayait à nouveau son matériel. Y’en a même un qui a pris d’assaut la canne de Laurent pour essayer. Mais ne savait pas comment. On s’est dit alors là c’est la canne entière qui va casser…

 

Nous étions logés dans de très jolies cases. C’est très ingénieux leur construction. Avec des toits ronds en paille (comme les chaumes chez nous) soutenus par des énormes barres en bois. On a lutté pour obtenir nos cases ! Le monsieur de l’accueil était malade et nouveau…il nous dit d’attendre que les gens libèrent les chambres, qu’ils sont entrain de déjeuner et qu’il faut faire le ménage...Bref je pense qu’on aurait eu la chambre à 18h si nous n’avions pas négocié dans leur sens. Sinon y’a rien à faire à Sélingué, se baigner pas trop, juste se reposer, profiter du calme et du clapotement des vagues et bien manger ! Méchoui avec gratin de papaye et de pomme de terre, trop bon !

Dimanche nous avons fait le marché des femmes, petit marché aux légumes et épices. Chaque femme avait une bassine et vendait tant bien que mal ses produits

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Les femmes et enfants se lavent et font la vaisselle à coté du barrage

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Notre case pour la nuit

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Toit vu de l'intérieur en paille

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Le méchoui

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Notre 1er couché de soleil


SALUTATIONS pour la nouvelle année (lundi 4 janvier 2010)

On prend les mêmes et on recommence…

Cette fois ci les femmes ont fait le tour de tous les bureaux en souhaitant les meilleurs vœux. Nous avons terminé dans le bureau du directeur qui nous a refait un discours sur l’importance des femmes dans la société, qu’il est prêt à faire évoluer les femmes et à embaucher des femmes cadres, elles sont plus honnêtes et intègres. Elles sont le vecteur et le pilier de la société !

Santé : Amina (en cœur) = Amen

Meilleure année : Amina

Prospérité : Amina

Réussite : Amina

Protection de la famille : Amina

Travail: amina

Etc, pendant 10min par bureaux


CAN 2010 : Coupe d’Afrique des Nations (dimanche 10 janvier 2010)

Match d’ouverture : MALI - >ANGOLA

Un match plein de rebondissement, menés 4 -0, les Aigles du Mali reviennent dans les deux dernières minutes à 4-2 puis égalisent dans les prolongations 4-4 !! http://www.essor.ml/sports/article/angola-mali-nul-de-folie

 

Ce matin, tout le monde a le sourire aux lèvres, fières comme des aigles, ils commentent passionnément le match, moment par moment, revivent le match! C’est la foire !

Laurent l’a regardé dans un maqui, les gens étaient déchainés à chaque but, lançaient des chaises, se tapaient dessus, hurlaient. Et moi j’entendais de la maison, des cris de joie, des soulèvements de foule, des pétards, coups de sifflet, des motos qui vrombissaient !

Tous les Maliens disent de rester chez soi parce que ça peut vite dégénérer ! Donc je ne suis pas sortie faire la fête avec mes voisins…j’aurais pourtant bien voulu voir ça….

Par lauretlaurent
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 18:45

HOME (11 Octobre 2009)

Projection au CCF du film HOME de et avec Yann Arthus Bertrand lui-même en personne, avec un débat à la fin. Il est apparemment très attaché au Mali, terre d’accueil et de personnes responsables à son sens. Je suis fan !

Une question du public: pourquoi avoir choisi des images  en mouvement ?

 

Novembre 2009

Rencontre de Jeanne ma cousine, qui a vécu un an à Bamako et qui est venue pour la Biennale de la photographie pour sa thèse. Allez voir son site : afriqueinvisu.org

 

OPERA DU SAHEL (2 nov)

Nous étions à la répétition générale avec Jeanne, début d’une grande tournée à travers l’Afrique de l’Ouest de l’opéra du Sahel, au palais de la culture, que nous découvrions pour la 1ere fois. Entrée donnant sur des immenses jardins, puis un patio très bien entretenu et l’intérieur du palais étonnant, une vraie salle de théâtre moderne. Bon les sièges en plastique, comme dans les stades, ne sont pas très confortables…

http://www.palaiscultureahb.net/img/img_defil_dest/index.htm

 

L’opéra est chanté en bambara, woloff et d’autres dialectes, donc on ne comprenait rien à l’histoire mais les gens raient beaucoup. Ah pour écouter un opéra ce n’est pas facile, ils rient, parlent aussi fort que les chanteurs, font des commentaires à voix haute, sont au tel portable, gigotent sur les sièges, se lèvent… Les gens participent activement...on était un peu offusqué mais ici c'est comme ça, c'est vivant!

Bintou, l’héroïne, a une voix digne des grandes chanteuses d’opéra. Les autres aussi ont des voix superbes, c'était très bien, avec des beaux costumes, une musique rythmée et bien orchestrée, une chorégraphie travaillée.

 

http://www.sahelopera.com/fr/galerie/index.html

Le point de départ de l’Opéra du Sahel etait de créer un opéra africain composé et interprété par des personnes venant des pays du Sahel.

Bintou-Were ou Un Opéra du Sahel
Basé sur le livret de Wasis Diop et Koulsy Lamko, c’est le problème de l’immigration clandestine qui est mis en scène. Les différents actes de cette pièce sont joués avec brio, en musique et en danse, en wolof, en mandingue et en d’autres langues comme pour montrer que cette envie d’une vie meilleure est propre à tous les peuples, à toutes les communautés.

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ADAMA YALOMBA (5 nov)

Concert au CCF de Adama Yalomba, très festif, coloré. Accompagné d’un Dan, il sort pour la première fois sur le marché international, un troisième album, intitulé Kassa. Massa signifie en bambara odeur, parfum que tout exilé ressent lorsqu'il pense au pays natal. Titre fort de l'album, Collaborer est plus qu'un simple mot d'ordre. Pour le Malien, c'est l'expression d'une envie de partage, d'échanges mutuels, un regard nouveau sur les rapports humains, une exigence qui vise autant les artistes que les gouvernants des pays du monde entier.

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OUVERTURE DE LA BIENNALE PHOTOGRAPHIQUE DE BAMAKO ou LES RENCONTRES PHOTOGRAPHIQUES DE BAMAKO (7 novembre)

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http://www.rencontres-bamako.com/

Ma boite est partenaire de la biennale photographique. J’en attendais beaucoup mais finalement personne n’était au courant ici. Tout est géré de la France. Les Maliens ne sont pas informés, a part avec des affiches  mais ils ne semblent pas s’y intéresser. L’art ou les loisirs de sont pas dans les mentalités.

 

Il y avait la semaine professionnelle avec tous les vernissages. Il y a eu aussi la remise des prix et le directeur remettait le prix du jeune talent à Baudouin Mouanda, congolais, très connu pour ses sapes.

http://www.vsd.fr/contenu-editorial/photo-story/l-oeil-de-vsd/195-a-brazzaville-les-dandys-se-defient


http://www.photo.fr/blog/614-Baudouin-Mouanda-La-Sape.html ou http://www.lexpress.fr/styles/mode-beaute/mode/les-rencontres-de-bamako-honorent-les-sapeurs_826624.html

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Vernissage au CFP, Centre Formation de la Photographie

avec beignets de crevettes, bissap et sound system.

 

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Pecheurs

 

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Vie quotidienne

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Similitude pinasse du Niger et les quais de Seine

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COUTURIERS

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Les opailleurs, qui descendent dans un trou de 50m, large pour 1/2 personne, ne peuvent respirer l'air qui est pratiquement inexistant à cette profondeur, se laissent glisser sans attache, remontent un seau de plusieurs kilos de terre à la force des bras.

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Lavage de la terre pour extraire l'or

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Pailettes d'or


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Femmes dans leur plus beaux apparats


Exposition au Musée Nationale du Mali + Musée de Bamako
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Photos du Mali - Transports - vélo surchargé - transport de tout et de rien- une famille entassée sur une mobylette - les bidons très précieux pour les Maliens

KOULIKOURO (Dimanche 8 novembre)

Petit village, très tranquille, à 1h de Bamako. La principale activité est le ramassage de sable. C'est-à-dire que les hommes naviguent sur le fleuve Niger en pinasse. Plongent à 3m de profondeur et ramassent à l’aide d’un seau le sable tapit au fond du fleuve et remontent ca à la force des bras. Il parait que c’est très impressionnant. Ce sable est déversé dans la pirogue et servira à la construction de maisons.

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CHEZ MARION

Restaurant très réputé pour sa charcuterie.

 

CREMAILLERE (samedi 21 nov)

Enfin nous nous sommes décidé pour faire notre crémaillère ! Toute une organisation ! Nous devions etre 40 (20 expat et 16 Maliens). Mais seulement 5 Maliens sont venus, parcequ’ils n’avaient pas compris que c’était avec leur conjoint et un a eu une panne et deux autres sont passés 1/2heure…donc la moitié moins de personne et notre cuisinière avait préparé un coucous pour 100 personnes, elle est restée jusqu’à minuit ! Imaginez les restes… on a mangé du couscous pendant 4 jours matin, midi et soir! Nous avons eu un magnifique cadeau : le couple qui porte le monde!

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TABASKI (28 nov) ou Aid al Kebir

70 jours après la fin du Ramadan, la coutume veut que l’on sacrifie le mouton cette fois-ci ! Parceque Dieu a demandé à Abraham de sacrifier son fils unique mais au dernier moment Dieul le remplaça par un mouton.

Oumar, notre propriétaire nous a déposé des morceaux de mouton pour la Tabaski.
Il en a acheté 4 ! Deux égorgés et découpés dans la cour commune le matin meme et deux autres pour le lendemain ...Il nous dit "Oui on ne peut pas manger plus que 2 moutons aujourd'hui ou bien"- Ah oui c'est sur, 2 c'est déjà pas mal... Il nous a invité parce que "nous sommes ensemble".

Grande maison avec une cour commune où cohabitent Oumar et sa femme, les 3 frères d'Oumar avec leurs femme et enfants et la maman : ce qui nous fait une vingtaine de personnes !
Oumar nous a offert le repas vers 16h : nous avons partagé dans un plat commun, le mouton grillé avec le riz au gras. Très bon à la main! Sa femme n'est pas venue manger avec nous mais nous a servi...avec son petit bébé de 6 mois agrippé dans le dos. Comme ils sont contents de recevoir, il fallait manger, manger,des  bananes, pastèques et boire du bissap et des boissons sucrées comme le Fanta, universel ici. Ils étaient tous en magnifiques boubous basin de toutes les couleurs.

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Morceaux de mouton offerts par Oumar.

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2eme mouton qui attend son heure...

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Toutes les familles du quartier font le méchoui ensemble.

CONCERT D’OUMOU SANGARE (29nov)

Dimanche soir nous étions au stade Modibo Keita, pour le concert d'Oumou Sangaré avec une apparition de Salif Keita.

J'ai jamais assisté à un concert comme ça, ils étaient tous déchainés, dansaient, chantaient, hurlaient ! C'était très festif pour des griottes ! les gens leur donnaient des billets par dizaine! parce qu’avant Oumou Sangaré, une dizaine de griottes ont chanté, ce sont des chanteuses qui appellent un nom de famille et conte l'histoire de cette famille et lui fait des louanges.

Pour clore une série de 70 concerts à travers le monde en présentant son dernier album KOUNADYA, grande dédicace d'Oumou Sangaré : la diva donne deux concerts à Bamako : Le 27 novembre, concert VIP(20000CFA) au BlonBa et le 29 au Stade Modibo Keita (2000CFA). Un cadeau de la chanteuse à ses fans. Pour ce grand show de la veille de la fête de Tabaski, Oumou Sangaré a fait appel à d'autres artistes comme Yoro Diallo, Fantany Touré, Paye Camara, Kandia Kouyaté, Nabintou Diakité et Sékou Keïta. Et ce sont les mêmes artistes plus Nahawa Doumbia et Salif Kéïta qui ont fait le show indescriptible du Stade où  plus de 15 000 fans de l'artiste, avaient fait le déplacement.

Lionne à la voix d'or, Oumou Sangaré est une des plus grandes chanteuses du Mali. Diva dans tous les sens du terme (tant par son charisme personnel que par son rôle emblématique) elle se bat pour défendre la cause des femmes et sort ses griffes contre la polygamie. Elle est la chanteuse malienne connue et aimée de toute l'Afrique, c’est LA star africaine. Elle a été nommée Ambassadrice de la FAO en 2003, prix de l'Unesco en 2001 et commandeur des Arts et Lettres de la République française en 1998.

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Les fans d'Oumou Sangaré dans les tribunes du stade Modibo Keita

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SALUTATIONS pour Tabaski

Samedi c'était donc la fete de Tabaski (Aid Al Khebir) et ce matin toutes les femmes ont fait le tour des bureaux pour les salutations. Ca a duré une heure environ, parce qu'à chaque personne, il faut faire les salutations :

En bambara :

Sambé sambé : bonne année

Heureuse année (tout le monde répond) : Amina

heureuse santé : Amina

pour ton mari : Amina

pour tes enfants : amina

etce pendant dix minutes!

 Et nous avons eu un mini discours : les femmes sont l'avenir de l'entreprise, c'est la femme qui entreprend et qui décide tout et l'homme exécute!

Par lauretlaurent
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 19:08

RELIGION

 

Cela fait 3 semaines que le ramadan a commencé. Bamako est au ralenti, les gens commencent à ressentir la fatigue. Les rues sont transformées en lieu de prière, elles sont barrées pour que les gens puissent se rassembler. C’est assez étrange en pleine rue, des groupes de personnes dans une ville arrêtée, ça fait comme un patchwork de tissus qui se baisse et se relève…c’est joli à voir. Il y a une mosquée tout les 5OO mètres avec l’appel du muezzin 5 fois par jours : la prière de l'aube, la prière de 14 h, la prière de 17h, la prière du crépuscule, et la prière de 20h.

 

Malgré tout on ne ressent pas trop la religion mais elle est très présente dans l’esprit des gens. Tout est en rapport avec Allah. Par exemple lorsqu’un enfant meurt, c’est Allah qui l’a voulu. Et c’est la même la chose pour les augmentations, si y’en a pas cette année, c’est Allah qui l’a décidé. Une sorte de résignation…. ? Il y a tellement de pauvreté ici, que peut-être c’est une façon d’accepter « la vie ».

 

On apprend au détour d’une conversation qu’une femme de ménage  d’un expat est morte en 3 jours, du palu… (Principale cause de mortalité)… on ne sait pas trop en fait…mais en général comme ils n’ont pas d’argent, ils se soignent avec des médocs trouvés au marché ou périmés… Tout le monde dit : « c’est comme ça ici »… c’est dur à entendre…

 

VIE QUOTIDIENNE

En prenant le taxi cette semaine, le chauffeur me parle du ramadan… bon je connais deux ou trois trucs… Et il me demande si je vais faire la fête ? Euh oui mais de quoi ? Il m’explique qu’à la fin du ramadan, les gens font la fête. Je lui demande si c’est dans la rue, si tout le monde est ensemble et il me répond : ah non, on va dans nos familles et on leur demande pardon… Ah bein j’irai voir… personne parce que j’ai pas de voisin… (enfin que des maisons en construction jamais finies, squattées par des familles et une école primaire)…

 

C’est un quartier très tranquille, nous avons quand même un gardien de jour et un de nuit… Ils écoutent la radio toute la journée et dorment les ¾ du temps… On est presque gêné de les réveiller quand on veut sortir… Et nous avons trouvé une femme de ménage (C’est bien, ça fait vivre une famille entière qui pourra manger tous les jours). Depuis 1 mois nous n’en avions pas parce que j’étais mal à l’aise d’avoir quelqu’un 8h par jour à faire le ménage et qui passe la serpillière à mes pieds quand je suis assise dans le canapé... Nous avons aussi un piscinier et un jardinier ! que demander de plus ! On ne fait vraiment plus rien !

 

A coté de chez nous, on voit beaucoup d’enfants barboter dans les marigots (caniveaux) et je me demandais ce qui les attirait comme ça… en fait ils font la chasse aux grenouilles ! Comme tout est inondé, ils jouent dedans ! Ils sont trop marrant, à chaque fois ils se jettent sur moi pour que je regarde mais je dis nan, j’aime pas trop ça... (et ca sent mauvais) alors ils me disent « donne moi 500 » ! bon là je passe mon chemin !

 

Et donc quand j’ai pris le taxi, je suis passée par des quartiers d’une pauvreté… des maisons en terre ou en cartons ou en n’importe quoi ramassé à la déchetterie… des enfants qui  traînaient par terre, dans la boue, des nouveaux nés déjà dehors, suspendus au sein de leur mère assise par terre à attendre… Pas d’eau, pas d’électricité, pas de nourriture, la pauvreté absolue… mais toujours le sourire aux lèvres, toujours très animé, une horde de petits chantaient « taxi taxi taxi » comme s’ils n’en avaient jamais vu dans leur quartier… ou peut-être parce que j’étais dedans (un toubabou)… Oui parce que comme y’avait un accident sur la route principale, Bamako était paralysée, impossible d’avancer, coincée pendant une heure dans la pollution, la poussière, les klaxons et la chaleur! et les crachas (oui ils crachent tous ici, pour évacuer sûrement, parce que y’a tellement de poussière et eux ils sont dedans toute la journée, toute leur vie en fait…). Je disais au taxi que j’avais peur de conduire ici…il rigole et me dit oui les gens sont fiers, ils veulent tous passer les premiers… bon ça ne m’a pas rassuré… en plus pour se repérer c’est impossible ! Evidemment pas de panneaux, ni de feux et tous les chemins en terre rouge se ressemblent surtout… faut avoir des repères comme des bâtiments ou maisons… et quand on est en plein dans le marché, c’est pire !

Pour les trains c’est pareil : pas de signalisation. Les rails traversent le centre de Bamako et il faut entendre le klaxon du train pour savoir quand il passe ! c’est hallucinant !

 

Supermarché : Ici on trouve à peu près tout mais c’est très cher, ce ne sont que des produits importés… donc beaucoup de marque comme en France à des prix exorbitants. Mais c’est bizarre parce qu’ils ont tout ce qu’il faut en produits de base mais le problème c’est qu’ils n’ont pas les moyens de fabrication et de stockage ou de bonnes conditions d’hygiène pour se nourrir eux-mêmes… Par exemple Oumar (le proprio) nous disait qu’il jetait des litres de lait parce qu’il ne savait pas comment faire pour transformer ce produit. Alors on a eu une idée : il faut qu’il se mette dans la fabrication de fromage !! Mais bon c’est toujours le même problème…pas de moyen, pas de machine ! (Oui parce qu’ici on peut dire adieu au camembert !!!).

Et pour les produits alimentaires qu’ils cultivent chez eux, ils mettent tout à l’exportation… Sans penser à nourrir d’abord leurs familles et sortir leur pays de la misère… 

 

Librairie rayon divertissement ? : on voit souvent des enseignes « librairie-papeterie » dans les rues… en fait ce ne sont que des papeteries… des piles de rames de papiers mais pas de livre… sauf au marché, il y a plein de petits stands avec des bouquins accrochés partout (toujours au milieu de montagnes d’œufs ou de dattes ou de légumes, etc..). Nous cherchions un livre pour enfant avec des images… mais impossible, le marchand nous montrait que des livres scolaires … j’ai l’impression que le divertissement n’est pas de mise ici … Mais on a trouvé plein de livres comme « le rouge et Noir », du Flaubert, etc… ça nous a fait rigolé parce que les livres devaient être là depuis quelques années vu leur état…

 

 

NOS PREMIERES VISITES

 

SIBY (week-end du 12 septembre)

Nous sommes allés à Siby, à 1h de route de Bamako sur une route avec des paysages magnifiques, sans trou. On nous a dit qu’il y avait des super cascades et des belles promenades…Nous voilà arrivés mais impossible de voir quoique ce soit, comme nous n’avons pas de 4x4 pour s’attaquer aux pistes en pleine saison des pluies…C’est balo ! Donc nous avons visité la maison du karité : bon seulement 3 étagères avec différents savons au beurre de Karité et quelques pots pour s’enduire…Personne pour nous dire comment c’est fabriqué… Donc on va prendre un verre dans le sol endroit d’ouvert : Très joli avec une dizaine de cases et un restaurant avec des plats typiques. Nous avons pris bœuf facoyé mais impossible de manger les morceaux de bœuf trop caoutchouteux…

Voilà, c’est charmant, ça nous changeait de Bamako très polluée et animée, là c’est sur y’a pas de risque…



 

FETE DE L’AID

La fin du Ramadan a été déclarée le dimanche 20 à la télé par le Président, ce qui veut dire que le lendemain est férié et que tout le monde tue le bœuf et l’offre à ses amis et sa famille. Un bœuf c’est 300 000CFA ! c’est énorme pour une famille, alors il se peut que les entreprises participent de 1/3 et les salariés se cotisent pour le reste. Le bœuf, découpé à même le sol, est redistribué aux employés. Ainsi par Laurent, nous avons eu notre morceau de bœuf…Bon nous l’avons donné au gardien qui était très content. Chaque famille achète et découpe son bœuf dans sa cour (si elle a une maison) ou dehors sur le sol… Donc tout le week-end pour préparer la fête, on voyait des vaches courir de partout au milieu de la circulation, pour aller du marché à bestiaux jusqu’à la maison du proprio ! Mais limite y’a plus de vaches sur la route que de voitures ! Elles sortent de partout ! Et attention à la corde qui casse ! je ne vous dis pas la peur quand on en voit une qui se dirige à fond sur notre voiture avec ses cornes énormes ! S’arrête, s’arrête pas???

Par contre le lendemain, on n'entend plus aucun meuglement et plus une vache à l’horizon ! Boeuf découpé en morceaux dans une cour
Un boeuf à terre et ils essaient d'en décharger un autre de la voiture... Ca a pas l'air facile...
Un qui s'est échappé et tout le monde court derrière pour le rattacher à la corde...

Les milliers de boeufs qui barrent la route et foncent sur nous!!
Vue de ma fenêtre de voiture au milieu du troupeau!
Des milliers de moutons, chèvres, béliers et autres, entassés sur un toit de camion!

Bamako est encore plus animée donc malheur à moi, je suis allée au grand marché avec une collègue de Laurent à 17h un vendredi !! Je n’ai jamais vu autant de monde, les passants étaient collés aux sotramas qui sont hypers dangereux et pour faire un mètre on mettait des heures tout en étant bousculées, on se fait écraser les pieds, on essaie d’éviter la cocotte ou bassine que portent sur la tête les femmes… Erreur d’aller au marché pendant les fêtes ! Mais je voulais repérer ou se trouvaient les tissus et les pagnes et la qualité…Oui ici c’est très important la qualité pour marchander ! C’est magique, les tissus sont enroulés et superposés comme des dominos et quand t’en repères un, tu demandes et le vendeur l’enlève de l’immense pile qui va jusqu’au plafond ! C’est drôle et c’est très joli à voir tous ces tissus et leurs couleurs.

Sinon on passe entre les peaux de serpent de 3m séchées sur le sol pour faire des sacs (apparemment…). A l’entrée du marché y’a beaucoup de crânes de singes, de renards, de souris (et de je sais trop quoi), des carapaces de tortues, des perruches mortes entassées, des peaux dégoûtantes de chiens, de brebis, en fait se sont beaucoup d’animaux morts… On m’a dit que c’était pour les marabouts…Donc tout ça pour dire que j’ai acheté un seul pagne au milieu de la pollution, des voitures et des gens surexcités par la préparation de la fête ! Mais ça vaut le coup d’œil !

 

SEGOU (week-end du 20 septembre)

Donc pendant ce long week-end (parce que le 22 sept c’est la fête nationale ici) nous sommes allés à Ségou. C’est à 3h de route, bien goudronnée mais avec des trous de malade ! Toujours pas de 4x4, donc on ne les voit vraiment qu’au dernier moment…

Quel calme… Ségou est un village très reposant (pas du tout comme Bamako) au bord du fleuve… Quelle quiétude sur la pirogue pour aller rejoindre le village des potiers. Et quel plaisir de retrouver cette immensité d’eau (comme à la mer !). Des paysages magnifiques, les bords du fleuve sont tracés par des arbres d’une splendeur, les Balazans. Ce sont des arbres qui font rêver. Leur particularité est qu’ils n’ont pas de feuille pendant la saison des pluies alors que tous les autres arbres en ont et vis versa. C’est majestueux.

Le village des potiers en lui-même est bizarre…. Des dizaines d’enfants pour t’accueillir et t’asséner de « toubabous, toubabous » « donne moi 100 francs » et ils te prennent la main et s’accrochent à toi comme des sangsues… Alors je les regarde d’un air méchant (et c’est dur de garder son air sérieux) et je les pointe du doigt et je leur dit NON, bon une bonne centaine de fois pour qu’ils comprennent…. Mais ils sont tellement attachants, spontanés et souriants. Mais je me demandais si leur vie se résumait à « harceler » les touristes ? C’est très bizarre…

Sinon nous n’avons pas pu voir la fabrication des poteries faites par chaque famille du village. Elles sont très réputées et vendues dans tout le Mali. Chaque famille fabrique les poteries avec ses propres signes. C’est comme ça que l’on reconnaît à quelle famille appartient la poterie.

Elles sont magnifiques et très bien faites.


Chaque village a une pompe à eau, ça m’a étonné, c’est une pompe manuelle entourait de 4 murs en terre et tout le monde est dans ce bout de carré et vient pomper l’eau du Niger.

Un géologue, que nous avons rencontré sur la pirogue, nous dit que c’est vraiment de l’eau potable, que l’on peut la boire… Il nous dit que y’a énormément d’ONG ici. Apparemment c’est très politique… les avis étaient partagés entre les gens des ONG et ce géologue-professeur. C’est vrai qu’à chaque fois que l’on rencontre des personnes, elles sont venues par le biais d’une ONG… Ca à l’air très compliqué. Y’a de tout en fait, des ONG très riches avec beaucoup de subventions et des ONG à but non lucratifs… vraiment sur le terrain.

 

Nous avons visité le village des pécheurs. Bon c’est très gênant de se promener au milieu des gens assez pauvres… C’est la première fois que je voyais des femmes se lavaient dans le Niger et faire leur vaisselle. Notre pirogue a bien failli percuter une bassine qui partait à vau-l’eau ! Nous avions remarqué que les femmes faisaient leur lessive dans l’immense marre à coté de chez nous, en fait c’est un terrain vague inondé. Et c’est pour ça que nous voyons beaucoup plus d’habits en train de sécher sur le sol. Tout est inondé ! Faut bien trouver de la place !

 

Filets des pécheurs
Casiers

Nous avons pris un rafraîchissement sur une terrasse d’un hôtel au bord du Niger et tout le monde était intrigué par une cage… On va voir et qu’est ce que l’on trouve : deux énormes crocodiles ! Avec leurs petits ! C’est impressionnant même en cage…

 


Sur le marché, nous avons eu un coup de cœur pour un « Penseur » en ébène magnifique. Je ne sais pas pourquoi mais en Afrique de l’Ouest, tous les artisans fabriquent des penseurs en bois… Je ne sais pas d’où ça vient ?
Penseur à la piscine en coeur
Penseur parmi les fleurs (dans notre jardin)

Ah les marchés, c’est mon lieu de prédilection, c’est là où tout se passe, la vie est parmi cette cohue, ce brouhaha, ce mélange d’odeurs, ses femmes magnifiques, toujours habillées traditionnellement avec le pagne ou le basin. C’est magique comme endroit. Chaque femme a sa bassine (toujours colorée aussi) et vend ce qu’elle peut, fruits et légumes, abritée par quatre bâtons en bois recouverts de paille. Ca à l’air tellement désordonné, on ne sait plus ou regarder tellement les gens sont agités, crient pour se parler, et les hommes qui hurlent pour que tu montes dans leur sotrama…(jamais de la vie, c’est bien trop dangereux !!) Alors que tout est organisé justement. Chacun a sa place, chaque famille a sa place.

 

Les femmes sont très dures entre elles. Une fois, une Malienne me dit qu’elle a mal au cou. Elle me montre un abcès. Je lui demande d’où ça vient ? Elle me dit qu’elle s’est battue dans sa cour avec une autre femme ! Alors qu’elles vivent dans la même cour ! Mais je les vois souvent se chamailler dans la rue, leur regard est très dur et fier. Elles dévisagent aussi beaucoup les femmes blanches, elles sont très méfiantes, peut-être très timides aussi… Parce qu’une fois que tu leur souris, elles te le rendent. Je trouve que les relations ici sont très compliquées. C’est pas facile de faire connaissance avec des Maliens. Les rapports et codes ne sont pas les mêmes.

 

BALLADE (samedi 26 sept)

Notre première ballade organisée sur une colline qui entoure Bamako. Point de départ très impressionnant avec la vue aérienne de Bamako. La ballade commence tranquille mais très vite les gens ont pris le rythme d’une ballade sportive… Bon à la première montée (colline = mini montagne) je n’en pouvais déjà plus et pourtant ça faisait qu’un quart d’heure ! Laurent m’encourageait mais l’humidité me collait aux poumons ! Bon nous nous sommes quand même perdus malgré le pisteur qu’on n’a jamais revu et c’était assez tendu pour escalader des cascades et arpenter les chemins de cailloux au bout de deux heures de marche intensive. J’ai cru que j’allais mourir ! en plus on était les derniers et on est rentré pendant la nuit !! hyper dangereux, on voyait absolument plus rien ! Je ne sais pas si je le referai…

 


CONCERT

Bon un peu cassés quand même, nous avons trouvé la force d’aller à un concert au CCF (Centre Culturel Français). C’est un groupe de trois guitaristes et un batteur de Madagascar, nommé MIKEA. Le chanteur a une voix saisissante, qui prend aux tripes et qui te fait bien ressentir les choses comme la misère, la détresse, l’espoir. Il chantait la vie dans la brousse, l’insécurité, la faim, l’amour, la déforestation… On en avait la chair de poule. C’était vraiment très bien, ils ont un très bon humour. Mikéa veut dire appeler parce que dans la brousse on ne se voit pas, donc ils s’appellent en criant le nom de leur tribu…

 

CASCADE (Dimanche 27 sept)

Le lendemain, nous sommes allés à une cascade avec une dizaine de copains, à 1h de piste ! Ah bein cette fois-ci on avait un 4x4 mais alors on a « dansé » dans la voiture tout le trajet tellement ça secoue ! un coup à droite, un coup à gauche, un coup la tête dans le plafond ! C’est sportif ! Mais apparemment faut mériter la superbe cascade ! Et c’est clair ! C’est un autre monde qui s’offrait à nous ! De l’air pur, de l’eau froide et un paysage de rêve !

Nous faisions l’objet d’une intrigue pour un groupe d’enfants, qui nous épiaient… je pense qu’ils ne doivent pas voir beaucoup de toubabous chez eux…Au début, ils nous regardaient nous baigner et après ils sont venus avec nous faire des sauts.

Les 5 petits nous regardaient en faisant les fous. Un moment je me mets à coté d’eux dans l’eau et il y en a un qui me parle en bambara. Mais je ne comprenais rien. Alors je lui parle en français…Et là ses grands yeux écarquillés me scrutaient, ne me lâchaient pas du regard. Il souriait et faisait oui de la tête mais ne comprenait pas non plus. A commencé un espèce de dialogue entre nous, il répétait son par son ce que je lui disais en suivant le mouvement de mes lèvres. Il avait une telle soif d’apprendre, une telle curiosité. J’ai compris que c’était 5 frères de la famille Coulibaly… leur mère habite le village à coté. Cet échange était magique, deux mondes extrêmement différents essayant de communiquer… Ils étaient très tristes à notre départ.

Et nous très heureux d’avoir découvert ce lieu. Mais c’est là ou se rend compte que Bamako est extrêmement polluée !

Par lauretlaurent
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 18:01

Dimanche 16 août: Subventions ?

Oumar, le proprio, nous fait le tour de ses maisons, il doit en construire une autre mais au pied d’une déchetterie géante à ciel ouvert! Il nous dit que le gouvernement français a donné plein d’argent au Mali pour nettoyer tout ça dans quelques mois…Mais toujours rien à l’horizon… Alors chacun dépose ses ordures au pied de chez lui…

 
















                                                                                                                                Tas de détritus à coté d'une maison

Samedi 22 août : c’est le ramadan !

Personne sur les routes à partir de 18h, à la tombée de la nuit, qu’est ce que c’est agréable ! On peut sortir en voiture sans avoir la peur au ventre…d’écraser quelqu’un !

 

Dimanche 23 août : 3ème achat d’art !

L’emblème du Mali à gauche et le couple à droite. Lorsque qu’ils dansent en l’honneur de la fécondité, les hommes portent ces emblèmes sur leur tête.

 

Parenthèse : ci-dessous la photo de la porte Dogon:

Samedi 29 août: Bijouterie et marché de Médine.

Nous sommes retournés sur le grand marché avec un peu d’appréhension (oui parce que mauvaise expérience lors de mon deuxième jour d’arrivée…nous n’étions pas préparés à affronter tout ça). On arrive dans un « parking », un Malien nous dit de se garer dans le tas de voitures déjà toutes entassées et il nous dit de ne pas mettre le frein à main… Pour qu’il puisse déplacer la voiture au cas ou… A l’entrée du marché on tombe sur des marchands de peau de bêtes de fennec (je pense) et des crânes de singes et de renards entassés avec une odeur !! Hum bienvenu !!

Donc là on avait des têtes de déterminés!! On est allé directement au carré des bijouteries, ils réalisent les bijoux au chalumeau et au marteau et ils chauffent l’argent ou l’or au charbon de bois dans un petit chaudron…tout ça sans protection en short et tongs…Bon on a eu des moments ou les flammes nous touchaient presque le visage… Les petites boutiques font pratiquement toutes les mêmes bijoux… c’est un peu rococo mais on peut leur donner un modèle et ils le reproduisent.

 

Nous sommes allés ensuite à la maison des artisans, bon là tu te fais tout de suite alpaguer par les marchands « Viens voir ma boutique, il faut rentrer, juste pour les yeux, c’est de la qualité, etc… ».

4ème achat d’art : un masque chasseur ! Très joli en bois avec des motifs sculptés.

Maintenant on est trop fort! On a divisé le prix par 6 ! Et le marchand me dit « Vous êtes trop dure… votre mari aussi !! » Et bein oui ! On nous la fait plus à nous les Toubabous !!

 





























Puis nous sommes allés au marché de Médine :

Alors celui là c’est typiquement le marché malien. C'est-à-dire que c’est resté le plus authentique possible, une ambiance au ralenti, personne ne vient te voir et tout le monde est étonné de voir des Toubabous (blancs). Les pieds dans la bouillasse, des cahutes en bois abritant des légumes à même la terre et des têtes de poissons recouvertes de mouches… des femmes qui se font tresser ou coiffer. Elles me demandent si je veux faire, mais elles regardent mes cheveux un peu dubitatives…

Nous sommes allés voir le marché aux herbes (médicinales) à l’intérieur d’un grand dôme avec plusieurs coupoles ouvertes sur le ciel en terre séchée. Très original mais on ne savait pas quelles plantes acheter… Puis on s’est enfoncé dans le marché tout gadoueux, et là je tombe sur un petit étalage de tissus typiquement africains, c’est ce que je cherchais depuis mon arrivée ! Mon premier pagne !! je suis trop contente !

 

LA FEMME

Les femmes ici ne s’habillent qu’avec des tissus aux motifs africains. C’est resté très authentique, aucune marque du monde occidental. Du coup dans les rues, c’est une mosaïque de tissus très harmonieux. Il existe une multitude de motifs, très colorés, pas une femme n’a le même. C’est très créatif. Et sur les bords de la route, on voit pas mal de petites maisons de couturiers. Le signe extérieur de richesse pour les femmes (ce n’est pas le pagne) mais leur tenue sophistiquée.

 

Un jour Oumar nous explique que la femme n’a pas le droit de sortir de chez elle pour faire autre chose que ses taches (la femme assume tout pour le foyer: ménagère, paysanne au champ, vendeuse au marché, artisane). Elle doit demander à son mari. Il était très remonté contre le gouvernement malien parce qu’apparemment on ne pouvait plus se marier comme on voulait. Ici religieusement c’est le jeudi ou le vendredi et l’état impose un mariage à la mairie…

Article presse africaine : « Amadou Toumani Touré, le chef de l’Etat malien, a annoncé mercredi qu’il refusait de promulguer le Code de la famille qui accorde plus de pouvoir aux femmes. Ce texte, très critiqué par le Haut Conseil islamique, est de nouveau soumis aux parlementaires.

Cette loi a été qualifiée d’« insulte au Coran ». Parmi les articles qui dérangent, celui dans lequel l’expression « puissance paternelle » est remplacée par « autorité parentale ». Par ailleurs, le Code de la famille reconnaît le droit au divorce aux maris et épouses qui ne vivent plus ensemble depuis trois ans. Le nouveau texte relève aussi l’âge légal du mariage à 18 ans quand l’ancien se faisait muet sur cette question. Au Mali, les jeunes filles sont parfois mariées dès 13 ou 14 ans, surtout en zone rurale. En application de la loi, seules les unions célébrées devant l’officier d’état civil seront désormais reconnues. »

 

PAUVRETE

Sinon en observant les Maliens dans la rue, j’ai compris une chose, les familles les plus pauvres vivent soit dans la rue soit squattent dans les maisons en construction. Et donc on voit par exemple le linge qui sèche à même le sol terreux dans la poussière… c’est étrange… Et chaque bout de terre est cultivé (pomme de terre en général) au milieu des détritus (compostage…) entre chaque maison. Ce sont les gens qui n’ont absolument rien. Ce qui est frappant c’est qu’ils ont l’air joyeux, toujours souriants.

 

















Dimanche 30 août :

Visite très sommaire de la Cathédrale…fermée…10% de catholique.

Par lauretlaurent
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 16:33
Dimanche 23 aout: Emménagement dans notre villaaa!
Ca y est tout est fin prêt après avoir passé 1 mois comme maitre d'oeuvre!
Admirez!

Les fameux canapés cloutés!!!
Le 3 places !
Le salon
Hi-fi
Salle à manger Le buffet décapé, teinté et rafistolé
Cuisine
Et la piscine!!!




Par lauretlaurent
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